
Un Livre-oreiller
d’après Sei Shōnagon
Création mars 2027
En 990, à Kyoto, dans l’enceinte du palais impérial, Sei Shōnagon, une dame d’honneur de la princesse Sadako note des fragments de prose sur du papier de fusain.
Elle a la manie des listes : liste des « choses élégantes », des « choses désolantes »…
Un jour, elle écrit la liste des « choses qui font battre le cœur ».
En prenant Chris Marker et son film Sans soleil comme une école du regard, nous explorons ce Livre-Oreiller de Sei Shōnagon comme un pays, un dépays, étranger et bien connu à la fois, nous laissant interpeler, sans l’expliquer, par le ruissellement de ces impressions, fugaces et pourtant très nettes, qui s’offrent à présent à nous.

SEI SHŌNAGON Le Livre-oreiller
Connu en France sous le titre Les Notes de chevet, Le Livre-oreiller est un ouvrage inclassable, qu’on dit parfois « écrit au fil du pinceau ». Il se présente comme une collection de fragments : anecdotes de cour, souvenirs, portraits, ou seulement des impressions, des pensées libres, des réflexions, voire des rêveries. Ils sont regroupés en petits tableaux, parfois des histoires mais souvent en listes, listes de choses concrètes ou abstraites réunies par les sentiments qu’elles provoquent. Ces listes servaient peut-être à improviser dans des joutes poétiques, mais elles sont devenues des poèmes par elles-mêmes.
Sei Shōnagon est considérée au Japon comme une des grandes poétesses de l’âge classique, un des fondements de la culture nippone, par l’élégance de son style et la finesse de sa sensibilité.
Tous les enfants apprennent les premières pages de son livre à l’école, comme nous Les Fables de La Fontaine. Mais on ne connaît d’elle qu’un surnom et peut-être n’est-elle que l’écho de la culture de cour, infiniment raffinée, de cette époque.
Ce texte était-il un journal intime ou une commande de la cour pour valoriser l’image de l’impératrice ? Comment les récits de la vie de la cour, mêlés aux listes-collections, se situent-ils entre le collectif et le privé ?

Conception et mise en scène Marie : Vialle
Adaptation : David Tuaillon et Marie Vialle
Avec Valérie Dréville, Marie Vialle et un
musicien ou une musicienne
Avec la participation amicale de Dominique
Reymond
Scénographie et costumes : Yvett Rotscheid
Création sonore : Nicolas Barillot
Assistanat à la mise en scène : Ysore Bonnardel
en cours
Production : Laure Favret – 06 23 83 01 02
Durée estimée : 1h 30
Création : mars 2027
En résidence au Centquatre – Paris, du 9 au 14 mars 2026
La compagnie est conventionnée par la DRAC Rhône-Alpes
Avec le soutien du Théâtre du Bois de l’Aune – Aix-en-Provence, Le Vivat – Scène conventionnée d’intérêt national art et création – Armentières, La Comédie de Picardie – Amiens, Le Centquatre Paris
